5 leçons apprises de mes échecs entrepreneuriaux

MA VIE D'ENTREPRENEURVIE D'ENTREPRENEUR5 Comments

Dans mon dernier article, je vous disais qu’avec mon conjoint on avait des projets qu’on souhaitait tester, mettre en route, pour développer diverses sources de revenus, et surtout parce que quand j’ai quelque chose dans la tête j’aime le matérialiser dans le réel. J’aime voir ce qui va fonctionner, ce qui va moins fonctionner, pourquoi, puis tester autre chose… jusqu’à ce que je trouve enfin la combinaison parfaite.

Au delà de ça, je suis très créative, et je pense que c’est une caractéristique de beaucoup d’entrepreneurs. On a souvent de nombreuses idées de business, et on a envie de toutes les tester lol !

J’ai toujours été comme ça et dans le passé j’ai tenté des choses, et j’en ai tiré des conclusions que j’aimerais partager avec vous :

1- Trouver des associés qui vous suivront dans l’aventure jusqu’au succès est comme chercher une aiguille dans une botte de foin

Il y’a quelques années, j’avais eu l’idée de lancer un talk show (à l’américaine) pour femmes avec deux hommes, un peu comme les émissions de Steeve Harvey, dans lequel il y aurait des débats sur les relations hommes/femmes, le développement personnel ou encore l’entrepreneuriat. L’idée était de développer la communauté sur Facebook et Instagram, puis se lancer sur Youtube. Le business model devait être le placement produit, ou la promotion d’entrepreneurs dans notre émission.

Nous avions, avec une copine, lancé des castings, et commencé à recruter les chroniqueurs. J’avais décidé d’investir mon temps et mon argent et j’ai acheté le matériel pour filmer et le son. Nous avions commencé à se voir avec l’équipe, préparer les débats, travailler sur la tournure des émissions etc. L’objectif était de se voir assez régulièrement pour apprendre à se connaitre et que l’alchimie puisse transparaitre à l’écran. Pour information, j’avais le rôle de productrice, mon objectif n’était pas de me montrer devant la caméra, je ne participais pas aux débats, je préférais m’occuper de gérer.

Malheureusement, cette expérience m’a très vite rappelé ce qu’on vivait quand on était étudiant dans les projets de groupe. En effet, entre ceux qui n’avaient jamais le temps de travailler sur les actions que nous nous fixions, ceux qui avaient un agenda de ministre et avec qui il fallait caler un rdv deux ans à l’avance, ceux qui mettaient dix ans à répondre sur le groupe Whatsap alors qu’ils étaient plutôt actifs sur les réseaux sociaux… C’était un enfer !

Quand on fait un projet de groupe !

On s’est donc séparé de cette première équipe, et nous avions décidé d’en constituer une seconde. Visiblement ça se passait bien… mais très vite ça a commencé à sentir le cassoulet…

Au début on a lancé des débats assez pimentés et on a réussi à l’époque à faire plus de 80 000 vues en quelques jours, on lançait des débats sur des thématiques telles que : “sortir avec une femme qui a connu plusieurs hommes” “30 ans célibataire sans enfants, ai je raté ma vie?” “les femmes célibataires sont elles trop exigeantes?” etc. Au fond, ce n’était pas tant sur l’originalité des thèmes que nous jouions, mais surtout sur le contenu des débats… certains avaient des positions qui pouvaient choquer, étonner, rassembler… Alors la sauce a pris… mais petit à petit on a commencé à avoir des difficultés de cohésion entre les membres, je me suis retrouvée au même stade qu’au début. Les gens qui n’avaient peu ou pas de disponibilités, certains membres qui décidaient de quitter le navire, d’autres qui n’avaient jamais le temps de travailler les débats…

J’en ai tiré une conclusion, c’est que quand ça ne rapporte pas d’argent tout de suite ou un buzz intersidéral rapidement, les gens se désintéressent très vite des projets. Dans cette société de consommation, on veut TOUT, tout de suite, ou du moins sans attendre trop longtemps ! Alors que dans le business c’est tout sauf ça… c’est travailler, s’acharner, persévérer et enfin profiter des fruits de son travail.

A force, j’ai fini de mon côté par me désintéresser, et abandonner.

2- Déléguer, manager, est un vrai travail !

Après cette expérience de talk show, je me suis rendue compte que pour que les équipes soient performantes, il faut qu’elles aient un intérêt réel, tangible et immédiat ! C’est pourquoi dans les entreprises les salariés les plus motivés sont ceux qui ont des primes, de l’intéressement, un réel programme où le manager récompense la performance.

En effet, dans mon cas, mon équipe, n’avait rien de tout cela, et aucun intérêt imminent. Finalement, j’étais la seule à porter la vision long terme.

Concernant le fait de déléguer, c’est quelque chose qui est très difficile pour certains entrepreneurs alors que c’est fondamental car cela peut mener à une faillite sans précédent. Déléguez à des personnes qui ont les compétences que vous n’avez pas, entourez vous d’une équipe qui vous permettra de passer votre entreprise à une dimension supérieure. C’est dans l’intérêt de votre entreprise si vous voulez croître. Sinon, vous n’aurez pas l’impression d’évoluer et d’ailleurs ce sera le cas !

3- Ne jamais dépendre que d’un seul fournisseur, d’ailleurs ne dépendre de personne dans le business !

Il y a quelques années j’avais lancé une entreprise de cosmétiques, un site e-commerce où je vendais des crèmes à la bave d’escargot, des huiles ou encore des savons. J’étais dépendante de ma fournisseuse qui a fini par m’acculer et récupérer ma clientèle. Par la suite, je lui ai revendu le business. Dans mon blog ici, je vous parle de cette aventure en toute transparence !

4 – Le service clients est indispensable et joue un rôle primordial

Lorsque j’avais mon entreprise de cosmétiques, je travaillais en flux tendu, les délais de livraison étaient devenus trop longs, les clientes s’impatientaient et commençaient à me laisser de mauvais avis sur les réseaux sociaux… avis que je finissais par supprimer. Je répondais difficilement aux innombrables mails et messages sur les réseaux sociaux “où est mon colis?”.

Le service clients est essentiel ! Un client peut comprendre qu’il y ait des problèmes de livraison ou de gestion, il faut juste communiquer, faire des gestes commerciaux, montrer qu’on a envie de se racheter et de le satisfaire sincèrement !

Autrement, le jour où un concurrent arrive sur le marché et fait mieux que vous… vous mettez la clé sous la porte !

Répondez à vos clients de manière personnalisée, n’en négligez aucun… Ne lui renvoyez pas vers une FAQ (Foire Aux Questions) qui ne répond pas à sa demande, montrant ainsi simplement que vous souhaitez vous débarrasser de lui ! Privilégiez un service de qualité et irréprochable. Soyez transparent, ne cachez rien à vos clients et sachez reconnaitre vos fautes !

Mais surtout, réduisez vos délais de livraison… Sinon, un concurrent envoyant les colis plus rapidement que vous arrivera sur le marché et vous fera de l’ombre !

5 – Imposez vos prix, les clients qui paient le moins cher ne sont pas les meilleurs clients

Avec l’entreprise de cosmétiques, mes marges étaient très importantes car j’achetais mes produits à prix bas, ce qui me permettait par conséquent de faire des prix très très abordables ! Et malgré cela, j’avais des clientes qui osaient (lorsque je faisais des salons) négocier un produit à 4 euros !

C’est fou, mais avec le temps, j’ai compris qu’un client chez Tati est souvent plus exigeant qu’un client Vuitton ! Ils paient le moins cher, mais sont les plus pointilleux et enquiquinants ! Alors mettez le prix qui vous semble juste, et ne vous bradez jamais par peur de ne pas avoir assez de clients ! Samsung fait plus de ventes qu’Apple, mais sachez qu’ils font moins de bénéfices ! Alors si votre produit est plus cher, et que vous avez moins de clients, vous ferez plus d’argent, qu’une personne qui se brade et qui est obligé de multiplier par 50 le nombre de clients mensuels pour pouvoir en vivre… Non seulement il s’épuise, mais en plus cela peut avoir un impact sur la qualité de service qu’il fournira !

De toutes les façons, il y a un marché pour tout le monde, il y aura toujours des clients prêts à payer le prix de la qualité !

***

En conclusion, chaque expérience entrepreneuriale est enrichissante, même si le résultat n’est pas toujours proportionnel à nos attentes et que l’aventure doit prendre fin prématurément ! Quoi qu’il en soit, je garde de précieux souvenirs de ces anciennes expériences, cela m’a permis de faire des choses incroyables (une interview TV quand j’étais dans les cosmétiques) ou encore de rencontrer de belles personnes (dans le cadre du talk show).

Les expériences nourrissent l’homme, et on en tire toujours de merveilleuses leçons pour propulser les futurs projets… qui ne manquent pas quand on est créatif lol !

5 Commentaires sur “5 leçons apprises de mes échecs entrepreneuriaux”

  1. Merci pour ce partage.
    Il est des choses qu’on peut croire évident mais dont on ne se rend compte que quand on l’a expérimenté. Par exemple sur la fixation des prix, à mon avis c’est l’un des plus gros écueils lorsqu’on se lance pour la première fois en tant qu’entrepreneur. On a peur de mettre le prix juste et on finit par se retrouver avec des clients “difficiles” …

    1. Très juste. À mes débuts, j’avais tellement peur de ne pas trouver de clients, que je me bradais, me retrouvais avec des clients difficiles, j’étais tout le temps en stress et j’ai fini par développer du ressentiment envers eux. Alors que le problème venait du fait que j’avais pris des décisions qui étaient motivées par la peur et non la raison.

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